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30 mars 2008

DES CHIRURGIENS SE BATTENT POUR AVOIR ACCES AUX BLESSES DE GUERRE

L'insécurité croissante dans les zones de conflit armé rend de plus en plus difficile l'accès des personnels médicaux aux blessés de guerre, un problème qui est souligné par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à la veille du 19e séminaire international sur la chirurgie de guerre, séminaire qui se tient chaque année.

« Il y a 20 ans, les médecins se rendaient dans un pays en guerre et soignaient les blessés », déclare avant la réunion Marco Baldan, chirurgien-chef du CICR. « Aujourd'hui, dans des endroits comme le sud de l'Afghanistan et le centre de l'Irak, c'est tout simplement impossible. »

Quelque 35 chirurgiens et infirmiers venus du monde entier participeront au séminaire, qui se tiendra à Genève du 28 au 30 mars, afin de passer en revue les meilleures pratiques en matière de traitement des blessés de guerre avec des experts du CICR et d'autres spécialistes.

Non seulement les chirurgiens doivent se battre pour approcher les blessés, mais les blessés eux-mêmes se trouvent souvent dans l'impossibilité de se rendre à l'hôpital en raison du coût, de la distance ou de l'insécurité qui règne. « Quand des gens sont blessés loin d'un hôpital et qu'il y a des affrontements dans les rues, ils doivent souvent attendre plusieurs heures avant de se faire soigner », explique Mohammed Yussuf Hassan, un des rares chirurgiens qui travaillent à Mogadiscio, la capitale somalienne. « Alors généralement, leurs blessures s'infectent, et il devient plus compliqué de les traiter. »

Dans de nombreux pays où le CICR travaille, les services de soins médicaux sont limités ou inexistants même en temps de paix. Lorsqu'un conflit armé éclate, qu'il détruit les structures et provoque le départ du personnel médical, les choses empirent encore. « Les services de santé sont souvent parmi les premiers touchés par la guerre, relève le docteur Baldan. Au milieu des combats, les équipes chirurgicales du CICR soutiennent ce qu'il reste des structures médicales locales, en utilisant des techniques et des équipements adaptés aux circonstances. »

Les séminaires sur la chirurgie de guerre organisés chaque année par le CICR, qui s'appuient sur son expérience de 30 années de soins prodigués à plus de 100 000 blessés de guerre, comptent parmi les principaux lieux au monde où s'échangent les connaissances sur le traitement et la gestion des blessés de guerre. Des chirurgiens, des anesthésistes, des infirmiers et d'autres spécialistes militaires ou civils y participent.

Les plus grandes opérations du CICR dans le domaine de la chirurgie sont menées en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, au Soudan, en Afghanistan, en Somalie, en Irak, dans la République démocratique du Congo et au Tchad

source CICR

28 mars 2008

ORGANISATION MODEM

Le Bureau Exécutif du Mouvement Démocrate a décidé mercredi soir de donner la "priorité au projet et à l'organisation" du parti créé dans la foulée de la présidentielle, avec un premier Conseil National le 14 mai. "La priorité est au projet et à l'organisation", a déclaré François Bayrou à l'issue de la première réunion des instances nationales depuis les élections municipales. Une réunion des candidats et des élus du MoDem aux municipales aura lieu le 26 avril à Paris. Elle sera suivie d'un Conseil National le 14 mai, qui sera chargé de ratifier un règlement intérieur pour l'organisation des mouvements départementaux. Des représentants de l'exécutif, dont François Bayrou, iront à partir de la semaine prochaine dans tous les départements pour faire la radiographie des attentes et parler avec chacun du bilan des élections municipales.

Le Bureau Exécutif du Modem, composé d'une trentaine de membres, a tiré un premier bilan de ces élections et a relevé le score moyen de 15,9% du premier tour par les 350 listes autonomes du Modem dans les villes de plus de 10.000 habitants, avec des pointes entre 16% et 32% dans plusieurs villes. Le MoDem a gagné 34 villes de plus de 10.000 habitants, 15 au premier tour et 19 au deuxième, et y a recensé près de 1100 élus, un bilan jugé positif.

François Bayrou reconnait une "difficulté de communication" autour du "choix stratégique fondamental du MoDem", qui considère que le "centre indépendant peut parler avec les deux acteurs politiques principaux". Les alliances au cas par cas conclues par le MoDem entre les deux tours, tantôt avec l'UMP tantôt avec le PS, avaient en effet suscité de sévères critiques. "Alors que l'idée de pouvoir dépasser les frontières marque des points dans l'opinion, au deuxième tour il y a de nouveau une crispation sur le droite-gauche, qui a été une difficulté pour nous", a-t-il reconnu. Mais il a estimé que "l'horizon électoral" était désormais plus favorable, avec les élections européennes (2009) à la proportionnelle.

La proposition du Premier ministre François Fillon de modifier le mode de scrutin aux régionales constitue par ailleurs une "ouverture possible". "Nous avons maintenant du temps pour organiser le mouvement et mettre à jour le projet qui doit être créatif, durable et humaniste. la France a besoin d'un choix politique indépendant et construit." Le Bureau Exécutif du MoDem a relevé l'impasse des projets PS et UMP, l'un et l'autre loin des attentes des Français

J'espère que seront conviés les adhérents lors de la visite du représentant de l'exécutif.