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10 avril 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE D'HANDICAP INTERNATIONAL

A l'occasion de la Journée mondiale d'action contre les bombes à sous-munitions (BASM) le 19 avril, Handicap International appelle l'opinion publique à signer la pétition pour interdire ces armes sur le site www.sousmunitions.fr. En amont de cette journée, l'association organise le 17 avril un colloque sur les BASM à l'Assemblée nationale au cours duquel elle remettra officiellement aux représentants politiques présents le livre « Arrêtons le massacre, la République ne veut plus des BASM ! », qui rassemble les plus de 525 000 signatures déjà recueillies.

La Coalition internationale contre les bombes à sous-munitions (CMC), dont Handicap International est membre fondateur, a déclaré le 19 avril 2008 Journée mondiale d'action contre les BASM. Dans plus de 40 pays, les ONG membres de la coalition organisent des opérations de mobilisation en faveur de l'interdiction de ces armes.

En France, Handicap International appelle le public à venir grossir le nombre des signataires de sa pétition, en se rendant sur le site www.sousmunitions.fr, afin de maintenir la pression sur l'Etat français. Des autorités morales, des représentants du monde des arts, du spectacle et des médias soutiennent ce combat. Tignous, dessinateur satirique, signe le visuel servant à la journée d'action française et de couverture au livre-pétition qui rassemble les 526 123 signatures déjà recueillies contre les BASM, sous le mot d'ordre « Arrêtons le massacre, la République ne veut plus des BASM ! ».

Ce livre sera remis officiellement aux personnalités présentes lors du colloque organisé par Handicap International le 17 avril à l'Assemblée nationale, pour débattre de l'ambiguïté française sur la question des BASM et mettre notre pays face à ses responsabilités. Ce colloque rassemblera des représentants politiques et les ambassadeurs de Norvège, d'Irlande et d'Autriche, pays leaders du processus d'interdiction des BASM.

Depuis février 2007, le processus diplomatique d'Oslo, engagé à l'initiative de la Norvège et soutenu par la CMC, vise à aboutir à un traité d'interdiction des BASM prévu pour décembre 2008.

Si la France s'est inscrite dans ce processus aux côtés de plus de 140 pays, elle a cependant clairement démontré qu'elle espérait affaiblir la portée du futur traité. Elle souhaite en effet insérer dans le texte de multiples exceptions techniques qui lui permettraient de conserver son arsenal. La France fait pression sur d'autres Etats dans ce sens, au nom de ses seuls intérêts économiques et militaires, et au mépris des conséquences humanitaires inacceptables liées au BASM : 98% des victimes recensées sont des civils.

Les BASM sont composées d'un conteneur regroupant jusqu'à plusieurs centaines de mini-bombes, dispersées sur de larges zones au hasard de leur largage. 30 pays et territoires, comme le Laos, la Bosnie, l'Irak, l'Afghanistan ou le Liban, sont affectés par des sous-munitions non explosées (jusqu'à 40% n'explosent pas à l'impact), des restes explosifs de guerre dont les premières victimes sont des civils. Dans les 9 pays les plus pollués, au moins 440 millions de sous-munitions ont été dispersées. 78 pays stockent un total de plusieurs milliards de sous-munitions. Elles font peser, pour les années à venir, la menace d'une crise humanitaire bien plus grave que celle engendrée par les mines antipersonnel.

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